Tout savoir sur l'armure des guerriers samouraïs

Tout savoir sur l'armure des guerriers samouraïs

Accessoire indispensable du samouraï, son armure est devenue aujourd'hui un objet de collection. Quelques éléments de connaissance :

L'histoire des armures au Japon est bien plus longue que celle des pays occidentaux, les samouraïs étant présent plus tardivement dans l'histoire du pays. On continuait à les porter lors de cérémonies importantes jusqu'à la fin du XIXe siècle. Elles ont en commun la nécessité de protection, mais dans le Japon de l'ère Edo, elles sont plus qu'un outil de guerre, et deviennent un moyen de montrer son rang et la richesse de sa famille. Sous les Tokugawa, les lois somptuaires édictées par le shogunat transforment ces équipements en véritables œuvres d'art, pour lesquelles certains seigneurs s'endettaient sur des années.

Plusieurs caractéristiques la rendent singulière : Tout d'abord, l'armure japonaise est souple. Composée de minuscules plaques de fer laquées et reliées entre elles par des cordons de soie, elle permet une parfaite agilité pour utiliser les armes au combat. Avec une protection de type "cotte de maille", elle reste suffisante sur les champs de batailles où les armes à feu restent très rares jusqu'à la fin de l'ère Edo.

L'armure japonaise est également légère. Ne pesant qu'une dizaine de kilos, elle offre une grande mobilité au guerrier qui peut se déplacer seul. Et elle est également modulable. On peut porter tout ou partie de ses protections suivant le degré de mobilité que l'on recherche. De plus elle peut être enfilée seule par le guerrier, même si l'aide de serviteurs restait préférable.

 


Les différentes pièces d'une armure 

L'armure a bien-sûr évolué, durant ces dix siècles, mais les éléments principaux sont restés les mêmes. Une armure est constituée de trois parties principales : le kabuto, (le casque), le do (la cuirasse) et le kusazuri (la jupe). 

  • Le casque, ou kabuto, est la pièce maîtresse de l'armure :  

     

 

  • Il est constitué du hachi, la pièce centrale bombée formée à partir de plusieurs plaques de métal forgées les unes aux autres et percée d'un trou (tehen). À l'arrière, on trouve le shikoro, plusieurs lamelles rivetées pour protéger la nuque et les épaules et qui donne son ampleur au kabuto. La visière (mabizashi) protège le front. De chaque côté de la visière, les ailerons (kukigashira) portent les armoiries du clan ou de la famille.

    Un ornement frontal , au dessus de la visière : le maedate pouvait prendre des formes spectaculaires : cornes, croissants de lune, représentations animales, selon la fantaisie et le message que souhaitait envoyer son porteur.

    Le masque, ou menpo protège une partie du visage, laqué ou en acier. Ces masques, souvent sculptés de traits grimaçants ou menaçants, avaient une double fonction : de protection bien-sûr mais aussi d’intimidation, il s'agissait d'effrayer l'adversaire avant le combat. Fixé sur le kabuto, il est la partie la plus expressive de l'armure. 

    Enfin, Le protège-cou : ou nodowa, qui protège de la décapitation, est constitué de plusieurs plaques d'acier mobiles.

 

  • La cuirasse ou le do

La cuirasse (do) est l'élément le plus solide de l'armure, car destiné à recevoir le plus grand nombre de coups de sabres. Formée de deux plaques de fer distinctes pour l'avant et l'arrière du torse, l'ensemble s'appelle o-yoroi. Assez lourde car très solide, elle convient parfaitement aux cavaliers munis d'arcs. Elle devint ensuite plus légère pour les combats à pied. Constituée de plusieurs lamelles d'acier, elle se ferme sur le côté droit. A partir de 1400, une cotte de maille vient protéger le corps, les épaules, et surtout les bras.

  • La jupe ou le kusazuri est une jupe d'armes de 7 plaques de fer (kusazuri) protège le ventre et les hanches. Très mobile, elle permet au samouraï de se déplacer très facilement. Deux plaques protègent l'avant du guerrier et deux autres plaques ses hanches. Trois autres plaques, enfin, à l'arrière assurent une protection complète du guerrier.

 

Estampe Japonaise triptyque de Yoshifuji représentant Katō Kiyomasa en armure de samourai contemplant le mont Fuji depuis la Corée accompagné de ses vassaux, partie centrale du triptyque

 

 

Les armes du samouraï

L'armement du samouraï repose sur un ensemble codifié. Le katana, l'indispensable sabre long à un tranchant qui est l'arme emblématique, portée glissée dans la ceinture, tranchant vers le haut. Le wakizashi, plus court, complète la paire, les deux sabres ensemble forment le daishō, le "grand et le petit", signe distinctif de la condition samouraï. Le tantō est un poignard muni d'une garde (tsuba) ; l'aikuchi, poignard sans garde, plus discret. La garde de sabre (tsuba) et la poignée (tsuka) sont elles-mêmes souvent des pièces d'orfèvrerie, travaillées avec un soin extrême.

Et pour compléter la panoplie, on doit mentionner Le naginata, qui est une sorte de hallebarde, avec une longue lame montée sur un manche. Cette arme était particulièrement appréciée des femmes samouraïs, car elle permettait de tenir à distance un adversaire plus fort. Le naginata était également utilisé par les moines guerriers et était considéré comme une arme d'élite. Sa longue portée et sa polyvalence en faisaient une arme redoutable sur le champ de bataille.

Et enfin le kyūjutsu qui est l'art du tir à l'arc samouraï. Avant l'arrivée des armes à feu au Japon, l'arc était l'une des principales armes de guerre. Les samouraïs étaient formés à l'arc dès leur plus jeune âge et devaient être capables de tirer à cheval à pleine vitesse. Le yumi, l'arc long japonais, était une arme puissante et précise, capable de transpercer l'armure d'un adversaire à une grande distance.

 

 

Et pour en savoir plus sur ces guerriers de légende

 

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