Estampe Japonaise de Chikanobu - Chasse aux lucioles
Estampe Japonaise de Chikanobu - Chasse aux lucioles
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Description de l'œuvre :
Ce triptyque d’une exquise délicatesse, signé Yōshū Chikanobu, capture une scène estivale empreinte de poésie dans les jardins du palais impérial. Trois femmes de cour participent à une chasse aux lucioles (hotaru-gari), rituel raffiné des nuits d’été dans l’aristocratie japonaise. À gauche, une jeune fille s’élance avec vivacité, un uchiwa (éventail plat japonais) à la main, pour capturer des lucioles. À droite, une autre femme de cour tient dans ses mains une cage à lucioles (hotaru-bako) finement ouvragée, prête à y déposer sa prise. Le saule pleureur, dont les branches tombantes se balancent doucement, ajoute une touche mélancolique et élégante à la scène, tandis que les lucioles scintillent comme de minuscules étoiles d’or. Une scène de saison magnifiée par la sensibilité esthétique propre à l’époque Meiji.
L'Ōoku (大奥, ou « Grand Intérieur ») était la résidence des épouses, concubines, mères et filles des shōgun Tokugawa, ainsi que de leurs servantes, pendant plus de deux siècles. Il était interdit aux hommes, le shōgun lui-même étant l'une des rares exceptions. Durant l'époque Tokugawa, les représentations directes de la vie au palais étaient strictement interdites, ce qui n'avait fait qu'attiser la curiosité du public à leur sujet, notamment après la chute du shogunat en 1868.
La série Intérieur du Palais Chiyoda :
La série Chiyoda no Ōoku, tout comme la série Extérieur du Palais Chiyoda (Chiyoda no On'Omote), toutes deux éditées entre 1895 et 1897, nous montre les détails de la vie du château de Chiyoda avant l’ère Meiji. Chikanobu offrait alors au public de l'ère Meiji des aperçus de la cour de Tokugawa à la fois nostalgiques et idéalisés : les divers moments de fêtes et de cérémonies dans le quartier des femmes de la cour. Dans les quarante estampes de cette série, les femmes de cour sont toujours élégantes, magnifiées dans un idéal féminin de douceur et de tranquillité suggérant un royaume harmonieux, sans conflits ni problèmes. Chikanobu devait personnellement ressentir cette nostalgie, ayant combattu auprès des loyalistes des Tokugawa lors de la bataille de Hakodate en 1868, avant d'assister à leur défaite et à la disparition du monde qu'il allait ensuite passer sa vie à peindre.
Un exemplaire de ce triptyque se trouve notamment dans les collections du Metropolitan Museum of Art de New York.
Informations :
Titre : Lucioles (Hotaru 蛍)
Série : Intérieur du Palais Chiyoda (Chiyoda no Ōoku 千代田之大奥)
Signée Yōshū Chikanobu 楊洲周延
Edition : 1896, Editeur : Fukuda Hatsujirō
Technique : gravure sur bois japonaise
Dimensions : 71 x 35,5 cm, triptyque composé de 3 formats ōban
Conditions : Bon état général, superbe impression avec gaufrage sur les blancs des kimonos. Voir photos.
Avec Certificat d'Authenticité.

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