YOSHITOSHI TSUKIOKA 1839-1892

Yoshitoshi est l'un des artistes phares de l'ère Meiji, si ce n'est le plus important. Il est né à Edo (Tokyo) en 1839 sous le nom de Yonejiro et est le fils d'un samouraï-marchand. Il quitte la maison familiale pour vivre avec son oncle qui l'inscrit dans l'école de Kuniyoshi. C'est là qu'il reçoit le nom d'artiste Yoshitoshi.

Il publie sa première estampe à l'âge de 14 ans. Il s'agissait d'un triptyque représentant une bataille navale historique. Après la mort de son maître Kuniyoshi, Yoshitoshi se mit à son compte en créant des estampes d'acteurs Kabuki. Plus tard, il se lança dans les estampes de sujets historiques et héroïques. Durant la période entre 1869 et 1871, qui fut chargée en événements politiques à Edo, il réalise une série d'estampes très violentes (et sanglantes). Il fait ensuite une grave dépression doublée d'un burnout.

Par la suite, dès les années 1870, il connaît des difficultés financières et crée des estampes pour des journaux et diverses commandes. Sa série "Miroir de généraux fameux du Japon" fait sensation et l'aide à se sortir temporairement de ses difficultés financières.

Dès 1880, sa vie se stabilise. Il se marie avec une ancienne Geisha avec laquelle il a eu deux enfants, il enseigne aussi à 6 ou 7 étudiants à plein temps. Il publie en 1883 un triptyque de Fujiwara no Yasuwase jouant de la flûte qui est considérée comme une des oeuvres phares de Yoshitoshi. Plus tard, il publie sa série des 100 vues de la lune qui est probablement sa série la plus connue. Il devient également l'un des illustrateurs de livres les plus influents de l'époque.

En fin de vie, Yoshitoshi est devenu un artiste très populaire et respecté. Il a publié plusieurs séries d'estampes et illustrés de nombreux livres. En 1888, sa maison est cambriolée alors qu'il est en train de déménager, il se fait voler de nombreuses peintures, dessins et estampes. Ce choc a pu le pousser vers la folie qui le conduit en clinique psychiatrique.

Doué d’une grande imagination, son dessin sec et nerveux est d’une virtuosité extrême. Il mourut fou après avoir connu la célébrité. Il reste dans l’histoire de l’art japonais comme le dernier grand artiste traditionnel de l’Ukiyo-e.

Il meurt en 1892 d'une hémorragie cérébrale.